Pour habiller 150 000 de ses cheminots, la SNCF a signé avec l’ONG Yamana (organisme de labellisation, membre de la plate forme pour le commerce équitable) le programme "fibre citoyenne", une démarche progressive de développement durable dans l’industrie textile.
Ce programme vise à garantir la traçabilité des produits textiles, filière complexe dont les différentes phases de production sont souvent réparties sur plusieurs continents, et à fournir des outils et des repères aux entreprises quant aux conditions sociales et environnementales de fabrication. Concrètement, cela signifie que la SNCF demandera à ses fournisseurs de se conformer à ce programme comportant une douzaine d’engagements, parmi lesquels :
le bannissement des produits toxiques (chlore, métaux lourds, colorants azoïques), la diminution et le recyclage des déchets, la diminution des emballages, la minimisation des transports, le choix des énergies renouvelables...
le respects des droits du travail définis par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : liberté d’association, abolition du travail forcé, du travail des enfants et de toute discrimination au travail. Le respect d’horaires et de salaires décents, des normes minimales d’hygiène et de sécurité
la pérennité des relations commerciales, l’information à tous les niveaux et l’incitation aux fournisseurs et sous-traitants à se tourner vers la démarche du développement durable
Le tout contrôlé régulièrement par un organisme multipartite, réuni par Yamana dans chaque pays où le programme "Fibre citoyenne" se développe : le Comité de Veille et de Validation (CVV).
Pourvu que ça dure !
Mieux que de passer par des ONG et tout le tralala : faire confectionner ses uniformes par Saint-James*. On est sûr que les ouvrières ont un salaire et des conditions de travail corrects.
Reste évidemment la culture du coton...
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*ou toute autre entreprise textile européenne. Je dis Saint-James parce que La Poste a choisi Armor Lux.