La fameuse "guerre contre le terrorisme", décrétée par les Etats-Unis au lendemain des attentats de 11 septembre 2001, a donné lieu à des arrestations, détentions arbitraires et illégales, tortures et autres mauvais traitements. Le centre de détention de Guantanamo Bay, soupçonné d’abriter des actes de ce genre, vient de voir sa réputation s’alourdir encore suite à l’échec du projet d’inspection par les Nations Unies. Le gouvernement américain a refusé tout net de laisser les membres de la délégation s’entretenir seuls avec les détenus. Ca fait désordre. On découvre aujourd’hui les transferts de prisonniers vers des pays où la torture est de mise, dans des centres américains tenus secrets ou carrément confiés aux autorités locales. Le but est bien sûr d’échapper aux lois internationales qui interdisent les actes de torture, et de pouvoir ainsi extorquer aux présumés terroristes les informations voulues. Les multiples transferts servent également à brouiller les pistes, les prisonniers devenant des "disparus" une fois leur trace perdue.
Le peuple américain est lui-même divisé sur la pertinence de l’emploi de la torture, et si un tiers pense que ce n’est jamais un bon moyen, la majorité semble trouver cela nécessaire pour lutter contre le terrorisme. L’amendement McCain, interdisant tout traitement cruel sur les prisonniers détenus à l’étranger, vient pourtant d’être voté par le Sénat. Une perspective heureuse...
Amnesty International explique la problématique de ces transferts illégaux de détenus et nous propose une lettre à W. Bush. Leur dossier complet sur la situation des détenus à Guantanamo est un peu plus difficile à trouver (ce site est d’un brouillon !)