Le procès des 49 « faucheurs volontaires », qui s’en étaient pris aux parcelles de maïs génétiquement modifié du géant américain Monsanto, s’est terminé par une relaxe des prévenus : le tribunal correctionnel d’Orléans a invoqué le bien fondé de "l’état de nécessité" de l’action des militants et reconnu le "danger actuel de diffusion incontrôlée de gènes provenant des organismes génétiquement modifiés, dont la dissémination avait été autorisée, contrairement au droit constitutionnel à un environnement sain". On ne peut que se réjouir de ce message fort, face aux attaques répétées de Monsanto pour imposer ses produits OGM en Europe. Ainsi il y a quelques jours, la firme a même saisi les comptes de la confédération paysanne afin de récupérer 196 000 euros de dommage est intérêts infligés suite à une action similaire sur une autre parcelle.
Rappel du contexte : la France reste hors-la-loi puisqu’elle n’a pas encore transposé dans son droit la directive européenne 2001/18/CE relative à la dissémination des OGM dans l’environnement (insuffisante mais déjà plus contraignante que la directive précédemment en vigueur). L’Europe est quant à elle sous le coup d’une plainte des USA, du Canada et de l’Argentine devant l’OMC (voir notre article) visant à obliger les pays de l’Union à accepter leurs OGM.