Annulation de la dette : un pas de plus au FMI


Le principe de l’annulation de 100% de la dette des 18 pays les plus pauvres, adopté cet été au sommet du G8, a été confirmé hier à Washington, à l’assemblée annuelle du Fond Monétaire International (FMI), l’un des principaux intéressés puisque prêteur en puissance. Cette mesure est cependant loin d’être suffisante. D’abord parce que plus de 60 pays pauvres auraient réellement besoin d’en bénéficier pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Ensuite parce que le FMI impose à ses débiteurs des programmes d’ajustement stucturels (libéralisme, privatisations...) dont le but serait de générer de la croissance dans les pays concernés, mais qui font des ravages dans les couches les plus pauvres des populations. Enfin, parce que les 18 pays bénéficiaires de cette annulation subiront une réduction équivalente de l’aide versée par l’Association internationale de développement (IDA). Pour recevoir à nouveau des fonds de l’IDA, ils devront se soumettre aux conditions et critères de rendement douteux de la Banque Mondiale et du FMI. A lire :
- un survol de la situation en juin, sur le site d’Abolissons la pauvreté
- le décryptage de l’accord du G8 sur la dette, document sur le site de la coalition 2005 plus d’excuses
- les analyses plus poussées du Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) :

Le sens de la « lutte contre la pauvreté » pour le néolibéralisme

Les faux-semblants de l’aide au développement
- un article passionnant d’avril 2002 dans le Monde Diplo : FMI, la preuve par l’Ethiopie

Article publié dimanche 25 septembre 2005 à 20:05 par - classé dans .

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