Des femmes lésées par Yves Rocher


Il y a 9 ans, la société de cosmétiques Yves Rocher décidait d’installer une de ses usines au Burkina Faso. But avoué : "aider à l’essor économique d’un des pays les plus pauvres du monde en promouvant des initiatives économiques locales".

Cette usine employait 133 femmes dans des conditions dignes des pires usines asiatiques : horaires et cadences de folie, retenues sur salaire, droits bafoués. Suite à plusieurs actions initiées pas des associations dénonçant ces conditions inacceptables auprès de la direction, Yves Rocher a subitement annoncé la fermeture pure et simple de l’usine, le 1er août de cette année. Les ouvrières qui y trimaient pour un salaire inférieur au minimum social du pays (sic) se sont retrouvées licenciées sans indemnités ni explication. Elles essaient maintenant d’obtenir des indemnités de licenciement et des dommages et intérêts pour ces 9 années d’exploitation, à défaut d’avoir conservé et amélioré leur emploi par la voie pacifique. Va-t-on nous dire que respecter les minima sociaux locaux rendent ce type d’usine non rentable ?

Le site de Peuples Solidaires expose les détails de l’affaire. Et si vous souhaitez rejoindre ceux qui se mobilisent depuis 3 mois pour soutenir ces femmes, une cyber@ction est à votre disposition en direction de monsieur Yves Rocher, le PDG de la société du même nom.

Article publié vendredi 9 décembre 2005 à 7:59 par - classé dans .

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