La troisième plus grosse compagnie aurifère du monde, Barrick Gold Corp., s’apprête à déplacer d’énormes morceaux d’un glacier de la Cordillière, au Chili, afin d’accéder aux gisements d’or, d’argent et de cuivre qui se trouvent dessous : c’est le projet Pascua Lama. Les blocs de glace seraient transportés sur un second glacier, et seraient censés s’y fondre (sans jeu de mot). Sauf que personne ne sait comment réagit le délicat écosystème d’un glacier ainsi découpé en tranche. Outre le gros risque de voir se tarir ainsi l’unique source d’eau douce des populations indigènes, on ne peut que craindre les pollutions dues aux traitements chimiques et déchets issus des extractions (arsenic, métaux lourds, cyanure de sodium...). Même si l’entreprise propose d’installer des usines de retraitement, le risque est grand de voir toute la région périr, sans qu’aucun indien ne voit jamais la couleur de l’or qui entraîne sa fin...