La taxe de solidarité sur les billets d’avion annoncée en octobre par Jacques Chirac vient d’être adoptée en Conseil des Ministres. Si le Parlement suit le mouvement, malgré les énormes réticences des compagnies aériennes, il faudra s’acquitter à partir de juillet 2006 de 1 à 40 euros de plus par trajet, selon la classe empruntée et la destination (1 euro en classe éco à l’intérieur de l’Europe). Les fonds ainsi collectés doivent renforcer l’Aide Publique au Développement (APD), et servir plus particulièrement à la lutte contre les grandes pandémies (sida, palu, tuberculose...). Espérons qu’ils ne seront pas décomptés du montant déjà alloué à l’APD, sinon ça n’avance strictement à rien, sauf à dégager des sous pour les caisses de l’Etat. Air France, qui a tout compris, réclame que l’on taxe également le TGV (sic) et menace de suppressions d’emplois devant le manque à gagner que constitueront les passagers rebutés par cette hausse (re sic). Les compagnies ne se privent pourtant pas d’augmenter leurs prix sans vergogne depuis que celui du kérosène flambe, ce qui n’a pas empêché Air France de faire de sympathiques bénéfices sur le dernier trimestre 2005.