Un dénouement plutôt heureux pour les ouvrières de la Galicienne (màj)


Nous avions relayé dans nos colonnes la bataille des ouvrières de l’usine La Galicienne, au Burkina-Faso, contre leur ancien employeur Yves Rocher qui refusait de les indemniser correctement suite à la mise en liquidation éclair du site. Nous vous proposions alors une action pour vous associer au mouvement international de défense de ces femmes apparemment exploitées depuis 9 ans, et renvoyées sans indemnité significative. Tous ceux qui ont envoyé leur mail au PDG du groupe ont dû recevoir la lettre du Service Relations Clientes (sic) réfutant la version de l’histoire présentée par les associations soutenant les ouvrières.

Les efforts conjugués ont pourtant porté leurs fruits : le syndicat burkinabé défendant les ouvrières, la CGT-B, nous annonce les termes de ce qui est considéré du côté des employées comme une victoire. Toutefois, si les ex-employées obtiennent une bonne partie des sommes correspondant à leurs indemnités, les mauvais traitements ou injustices pour lesquelles elles demandaient des dommages et intérêts ne sont plus cités dans l’accord. Les cas nominaux disparaissent également au profit d’un règlement de masse : l’accord leur octroie simplement une indemnité fourre-tout qui évite les sujets qui fâchent... et ça se termine par un joli "sans rancune, on efface tout et on recommence !". On ne peut évidemment pas renâcler sans fin, et les plaignantes doivent déjà se réjouir de ce résultat. Mais cette demi-victoire cache une vraie satisfaction : l’exemple, qui restera on l’espère en mémoire des dirigeants d’Yves Rocher (et d’autres firmes ?), et qui peut-être sera source d’une meilleure considération de l’être humain à l’avenir.

Lire aussi : la réponse d’Yves Rocher à la cyber@ction (pour ceux qui ne l’auraient pas reçue ;) ), et surtout la réaction du syndicat CGT-B, sur le forum de cyber@cteurs.

Article publié lundi 23 janvier 2006 à 21:48 par - classé dans .

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