Nouvelle et dernière chance pour REACH


Le projet de réglementation européenne REACH d’enregistrement, d’évaluation et d’autorisation des substances chimiques doit passer en seconde lecture au Parlement Européen, début décembre. Le texte, très affaibli en première lecture par le Conseil Européen sous la pression d’un fort lobby industriel, s’était vu allégé sur des mesures essentielles comme :
- le principe de substitution obligatoire : il imposait aux producteurs et industries utilisatrices de substances préoccupantes d’utiliser des alternatives si elles existent. Dans la proposition actuelle, ce principe est contournable si les risques sont "maîtrisés" ou si les alternatives ne sont pas "économiquement viables"
- le champ de compétence du texte, qui réduit aujourd’hui à 12 000 les substances dangereuses devant être évaluées, sur 30 000 proposées au départ
- le principe de transparence des informations concernant les substances évaluées : désormais restreint en cas d’informations considérées comme confidentielles ou sensibles pour l’entreprise productrice.
Il est encore temps, lors des prochaines discussions entre le Parlement et le Conseil, de réintroduire ces principes forts, nécessaires pour un contrôle de l’utilisation des molécules cancérigènes, bioaccumulables, des perturbateurs endocriniens, etc.

Pour agir aujourd’hui en interpelant les eurodéputés, les pétitions se multiplient :
- une cyber@ction
- l’appel de Paris et plusieurs liens sur le site de Greenpeace Vigitox. Ce site expose le contenu de REACH, en retrace l’historique depuis 2003 et l’analyse des différents votes au Parlement et au Conseil Européen.

Pour un résumé efficace : le très éducatif site d’Euractiv.

Article publié dimanche 19 novembre 2006 à 22:22 par - classé dans .

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