Pour la protection des "lanceurs d’alerte"


Les lanceurs d’alerte sont des individus ou des groupes qui décident d’informer les citoyens de méfaits potentiels sur la santé et l’environnement de certaines technologies, substances ou faits que les industriels ou les autorités nous présentent comme inoffensifs. Ce sont eux, par exemple, qui ont réagi et permis de faire la lumière sur l’accident de Tchernobyl (le fameux nuage qui reconnaît les frontières), les conséquences de l’amiante, de la dioxine, du Gaucho, etc. Relayés par les médias, ils ont un véritable rôle de veille qu’il conviendrait d’écouter attentivement -bien qu’avec prudence-, alors qu’ils sont souvent bâillonnés en France voire carrément "punis" par leurs entreprises, comme le dénonce Libé.

Mardi, le procès d’Etienne Cendrier, porte parole de l’association Robin des Toits, et d’Antoine Debièvre, journaliste au Journal du Dimanche, a porté le sujet sur le devant de la scène. Ils sont attaqués pour diffamation par deux opérateurs de téléphonie mobile (SFR et Orange), suite à la publication par le journaliste des critiques d’Etienne Cendrier dénonçant les méfaits des antennes relais et les agissements de tels opérateurs. A l’issue de la séance, après audition de nombreux experts cités par la défense, le procureur a requis la relaxe de ce dernier. Le jugement sera rendu le 2 mai.

A cette occasion, un comité de soutien aux lanceurs d’alerte et de protection de la liberté de presse s’est constitué : il nous propose de signer en ligne une pétition demandant au président de l’Assemblée Nationale de débattre de la proposition de loi sur la protection des lanceurs d’alerte déposée au Sénat. Celle-ci devrait assurer que les avancées scientifiques et technologiques soient désormais encadrées par des expertises publiques fiables, indépendantes et transparentes. Que demander de plus ?

Article publié jeudi 16 mars 2006 à 17:32 par - classé dans .

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