Un modèle anglais contestable


C’est un lieu commun : Le modèle social français est en crise.
"La France compte un million de RMIstes, 10 % de chômeurs, 25 % de jeunes sans emploi." Les seuls modèles qui vaillent sont les modèles libéraux qui, grâce à une "Révolution libérale aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont rétabli un régime de croissance intensive et le plein-emploi (chômage de 5,2 % et 4,6 %)." (Nicolas Baverez dans Le Point).

Même Philippe Séguin le reconnaît : "Le modèle canadien ou anglais est plus efficace que le modèle français non appliqué". Bravo pour ce taux de chomage de 5% cependant.
A côté de la City où 3.000 golden boys et golden girls pourraient recevoir un bonus individuel d’au moins 1 million de livres, il y a un quart des Britanniques contraints de cumuler deux emplois : "Souvent présenté en exemple, le dynamisme du marché de l’emploi britannique cache une autre réalité. Un salarié sur quatre cumule ou a cumulé deux emplois pour payer ses dettes ou ses factures. Mais un sur deux rêve de pouvoir travailler moins." (L’expansion)

C’est bizarre, on entend moins cette réalité dans nos médias...
Peut-être nos dirigeants, journalistes TV et têtes pensantes ne se sont jamais imaginés dans les 25% de poor workers. Leurs rémunérations, leur milieu social les rapprochent peut-être plus des préoccupations des 3000 que de celles des 25% ? Seraient-ils trop payés pour être objectifs ?

Article publié dimanche 26 février 2006 à 23:03 par - classé dans .

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