Prenons un exemple (au hasard) : un quidam souscrit un abonnement chez un hébergeur qui lui fournit de l’espace pour son site web. Le quidam utilise son site pour médire sur un tiers, qui, pas content, attaque tout le monde en disant "c’est pas très sympa".
Tout le problème des nouveaux moyens de communications est qu’ils utilisent des intermédiaires techniques, indispensables à la diffusion de leur prose. C’est une mésaventure qui vient d’arriver à notre hébergeur, Ouvaton, assigné en justice car un client (qui, chez Ouvaton, est un co-hébergeur puisque la structure est associative) a réglé ses comptes avec une entreprise. Cette dernière a donc jugé opportun de mettre tout le monde dans le même panier, chose qui risque de se produire de plus en plus si l’on n’y prête pas attention. L’ordonnance de référé vient de tomber : elle déboute le plaignant mais laisse toutefois Ouvaton sur le carreau, puisque les frais engagés pour sa défense restent à sa charge. Un bilan mitigé, en somme.
Le communiqué est dispo sur le site d’Ouvaton.